Les livres à (re)lire pendant le confinement (et même après !)

Si vous n’aviez pas assez de temps avant pour lire, le confinement est l’occasion parfaite pour s’y remettre. Pour le moment c’est compromis, mais la lecture, elle, peut nous faire voyager un peu. Nous vous proposons une liste de livres, tous disponibles en PDF, à découvrir ou à relire.

Le seigneur des anneaux, de J.R.R Tolkien

Le succès des trois tomes de Tolkien est largement mérité : c’est l’une des œuvres les plus colossales du XXème siècle, et la plus fondamentale de la littérature « fantasy ». Si vous n’avez pas lu le Seigneur des Anneaux, que vous avez envie de vous évader en Terre du Milieu avec les hobbits, les elfes, les nains, ou les magiciens, c’est exactement la lecture qu’il vous faut.

La formule de Dieu, de JR. Dos Santos

Au printemps 1951, deux espions de la CIA sont témoins d’une rencontre très importante entre Ben Gourion, premier ministre d’Israël, et Albert Einstein. Le sujet de leur discussion : l’arme nucléaire et l’existence de Dieu. Des années plus tard, le personnage principal se retrouve à être le seul à pouvoir déchiffrer un manuscrit inédit d’Einstein intitulé « La formule de Dieu ». L’auteur nous propose ici un récit qui nous fait voyager dans l’univers des sciences mais aussi dans l’univers des idées, et il aborde des questions passionnantes et métaphysiques comme la création de l’Univers, l’existence de Dieu ainsi que le fameux « pourquoi nous sommes là ? ».

La promesse de l’aube, de Romain Gary

La promesse de l’aube est une sorte d’autobiographie de la vie de Romain Gary, et c’est aussi l’histoire d’un amour démesuré d’une mère pour son fils, qui lui prédit un avenir exceptionnel : «  Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es ! ». La promesse de l’aube est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de Gary, et l’un des plus beaux hommages de la littérature à l’amour maternel.

La métamorphose, de Kafka

La métamorphose est une nouvelle qui, pour le coup, peut vous changer. Les thématiques abordées telles que le travail, la dépendance, la famille, nous donnent vraiment matière à réfléchir sur notre condition d’humain. Il n’y a pas deux récits comme celui-ci : en effet, l’histoire s’ouvre sur un jeune représentant de commerce qui se réveille transformé en cancrelat. Un classique de la littérature, à lire absolument !

Les Hauts de Hurle-Vent, d’Emily Brontë

Les Haut de Hurle-Vent, ou Wuthering Heights, est l’unique roman d’Emily Brontë, un grand classique de la littérature britannique et considéré par certains comme l’un des plus grands romans jamais écrits. Les passions y sont intenses, le romantisme est grandiose et on y découvre la cruauté, la souffrance et les drames des protagonistes. C’est l’une des histoires d’amour impossible les plus marquantes de la littérature. Ce magnifique roman est aussi un bijou pour l’analyse psychologique qu’il pose sur les personnages.

Oblomov, de Gontcharov

Oblomov est un grand classique de la littérature russe, et Tolstoï lui-même adorait ce roman. Gontcharov a bel et bien inventé un nouveau type de personnage qui est entré dans la culture russe (on parle d’ailleurs d’oblomovisme, tiré du personnage principal). Pour résumer brièvement, le récit tourne autour d’un propriétaire terrien de Saint-Pétersbourg qui passe ses journées sur son divan, un roi de la flemme et pathologiquement paresseux. C’est un roman drôle, décalé, et merveilleusement bien écrit.

Soufi Mon Amour, de Elif Shafak

Ce livre est vraiment une petite merveille. Lorsqu’on commence Soufi mon amour, on ne peut plus le lâcher, et c’est un vrai voyage intérieur et spirituel. On y découvre le soufisme –une branche de l’Islam- à travers les grands sages que sont  Rûmi et Shams de Tabriz, qui nous offrent ici une belle leçon de ce qu’est l’amour, la tolérance, l’humilité, mais aussi l’humanité.

Le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov

Pour retrouver l’homme qu’elle aime, Marguerite fait un pacte avec le diable. Ce roman raconte une histoire d’amour émouvante, mais c’est aussi une critique sociale et politique que Boulgakov met douze ans à écrire sous la dictature stalinienne. Dans sa forme, le récit est aussi un conte fantastique et une comédie burlesque, et c’est une lecture qui ne nous laisse pas indifférent. L’auteur sait qu’il ne verra jamais son roman publié de son vivant, et il est aujourd’hui considéré comme l’égal d’un Dostoïevski ou d’un Tchekov.