Coronavirus à Tcherkassy : la ville ukrainienne se rebelle

Tcherkassy est une ville dans le centre de l’Ukraine qui a refusé de respecter l’application de quarantaine depuis mars dernier. Le président du Pays Volodymyr Zelensky s’est adressé dans ce sens au maire de la ville à travers un discours.

Selon les autorités de la ville, cette rébellion est l’expression de leur refus à l’appel au confinement national, tout en sachant que le nombre de cas confirmés a dépassé les 21000 dont plus de 600 décès.

Tcherkassy devient ainsi la première ville au pays à réouvrir ses parcs, ses salons de coiffure, ses restaurants en plein air et ses cafés.

Les centres commerciaux et les services domestiques ont également repris deux semaines avant que le gouvernement autorise officiellement la réouverture.

Le maire de la ville Anatoliy Bondarenko a fait le choix d’être contre les décisions de Zelensky, élu le 20 mai dernier et contre ceux du Ministère de l’intérieur.

Ce dernier pourrait être poursuivi juridiquement pour sa désobéissance.

Selon lui, la ville avait pris des mesures de prévention plus strictes que le gouvernement lui-même en considérant que cette situation est une attaque contre lui, contre le conseil municipal et contre les citoyens qui ont refusé d’appliquer les instructions de l’Etat.

« Tcherkassy va resister , Tcherkassy est une ville libre « 

Anatoliy Bondarenko

Bondarenko a fait appel au civisme des citoyens et au devoir de se comporter de manière responsable tout en respectant les règles de distanciation sociale.

Les entreprises ont été obligées de fermer leurs portes et les citoyens de la ville protestent contre cette décision, car le gouvernement n’a rien fourni comme aides monétaires au profit des entrepreneurs qui se sont retrouvés sans travail.

Et pour ceux qui ont pu reprendre leurs activités, ils sont dans l’obligation de payer 360 dollars par jour à la police !

D’autres entreprises locales ont repris leur travail malgré les risques en affirmant qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils doivent payer leur loyer et d’autres frais accumulés depuis mars dernier.

Concernant les cafés et les restaurants, leurs propriétaires ne cherchent pas vraiment à faire de bénéfice mais ne souhaitent pas perdre leurs clients.

 D’autres entreprises se battent encore pour obtenir une autorisation qui leur permettra de réouvrir leurs portes, une reprise qu’ils garantissent être faite dans le respect des mesures de précaution et des normes sanitaires.

La question est de savoir si ces comportements vont vraiment contribuer à sauver l’activité des entreprises touchées par cette crise ou est-ce que ce sont juste des décisions irresponsables qui pourraient nuire à la santé publique par la suite?

Aya Bhilat

My name is Aya Bhilat, an Ilcs student majoring in journalism and communication for my Bachelor's degree. I'm an editor in the school magazine and also a web editor on Dialna.net. I started writing when I was 13 years old by writing short articles about documentaries and TV programs that I used to watch by that time, and sometimes just for fun through expressing myself and talking about the topics that concerned me in that period(sports, international matters, culture, music and environment) One day I decided to share one of my articles with my dad and my philosophy teacher that was amazed with my writing style and gave me golden advice by telling me that I certainly should be a journalist in the future. 2 years after I graduated from high school, I finally followed my teenage dream and the passion that I enjoy doing. And today, I'm very glad and grateful that I belong to our family team and to share my articles with a larger audience.