Vers la décadence du monde footballistique?

Ces dernières semaines, le monde du football a connu un chamboulement total. Tout avait commencé avec l’annonce faite par Florentino Pérez, président du Real Madrid FC. Le businessman du Football avait jeté un caillou dans la mare en déclarant qu’il allait organiser avec 11 autres équipes une super ligue qu’il présidera : 6 équipes de premier League (Liverpool, Manchester city et Manchester United, Chelsea, Tottenham et Arsenal), 3 équipes de la ligua (FC Barcelone, Real Madrid et Atletico Madrid) et 3 équipes de la serie A ( Juventus, Inter Milan et AC Milan). Ces équipes avait à priori accepté de rejoindre cette initiative au potentiel très lucratif. Il serait question de 350 millions d’euros pour un contrat de 23 ans, 202 millions d’euros pour les droits de diffusion ou les droits de transfert et 250 millions d’euros pour le gagnant. Un total de 802 millions d’euros, bien en deçà des 172,5 millions d’euro que totalise par exemple la ligue des champions. La première édition de la super ligue était planifiée pour l’été prochain avec un programme de tournois et de qualification totalement différent des ligues des champions (20 équipes).

Cette super ligue est sensé être indépendante de la FIFA et l’UEFA. Un projet jugé égoïste de la part des grandes équipes. Pour tuer le projet dans l’œuf, l’UEFA n’a pas manqué de sévir en annonçant plusieurs sanctions contre les équipes impliquées mais également contre les joueurs qui s’étaient engagés. Une réaction mal vécue et jugée excessif par les joueurs concernés ainsi que par une frange des fans.

Il a fallut quelques jours après l’annonce des sanctions pour que les équipes de premier League abandonnent le projet. Quelques heures après les équipes de la serie A et de l’Atletico de Madrid avaient également annoncé l’abandon de cette super ligue, au grand dame du président de l’UEFA Aleksander Čeferin et des spectateurs. Le FC Barcelone n’a pas encore réagit, son président Joan Laporta a annoncé que la décision sera prise lors d’un vote des membres de l’équipe, du bureau présidentiel et des spectateurs.

Quelques observateurs pensent que cette super ligue est un coup de pression organisé par les grandes équipes qui passent par une crise économique. D’autres pensent que c’est une nouvelle recette pour augmenter le nombre de téléspectateurs et aussi pour gagner plus de bénéfices. Une énième affaire footballistique qui illustre les dérives d’un sport noble au départ, synonyme d’esprit sportif, de jeu et fair-play, transformé en business où tout serait permis pour une poignée de dollars.