Interview avec Anes Guessous : révolutionnaire de la culture Marocaine du hip-hop

Le jeune photographe et réalisateur marocain challenge la culture marocaine du hip-hop avec toute liberté cette frange de culture qu’on entend si peu, du Fashion Film et notamment pôle rap en la teintant toutefois d’une touche urbain .

Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours

Un rêveur, un ambitieux, passionné d’art, Anes Guessous actuellement un étudiant de licence en communication est le premier artiste au Maroc a avoir mélangé entre le fashion film et le urbain avec une touche marocaine en créant un concept « Twichiyaa «  pour faire connaitre cet art exceptionnel.

À part qu’il est photographe et réalisateur de videos , il a interviewé plusieurs artistes dans différents festivals comme le Festival cinéplage Harhoura durant ses différentes éditions .

Un moment durant le Festival Holi

Quand est-ce que vous avez commencé la photographie et pourquoi choisir aussi le métier de réalisateur?

À 8 huit ans j’ai commencé la photographie c’était pas par hasard, depuis mon jeune âge je voyais mon père et ma mère prenaient des photos du coup j’ai hérité l’amour envers cet art d’eux.

C’est rare où l’on trouve un photographe qui reste photographe toute sa vie la majorité passent à la vidéo, c’est un conseil que j’ai eu de la plupart des réalisateurs que j’ai connus, ils m’ont conseillé de passer à la vidéo et à la réalisation parce qu’ils ont vu que j’avais l’oeil à ça et du coup j’ai fait ce qu’ils m’ont demandé et ce qui a donné de bons résultats.

Vous avez fait des études dans ce domaine ? Si oui où ? Comment vous choisissez vos modèles notamment vos lieux de shoots ? Et quel est votre style ?

Je n’ai pas fait des études précises ou je me suis spécialisé en photographie, mais j’ai fais assez de formations en photo comme en vidéo que ça soit sur internet ou dans des associations comme l’association 3ème oeil ou l’association Jazz 3/4.

Je choisis mes modèles à ce que je demande , par exemple si c’est un truc street je suis pas obligé de trouver une fille de grande taille, mais si c’est un truc vraiment fashion comme une marque je préfère chercher des mannequins , et c’est souvent des personnes que je connais déjà , même les personnes que je connais pas je fais en sorte de bien les connaître.

Pour les lieux de shoots je marche beaucoup je sors énormément, à chaque fois où je trouve un lieu je prends une photo avec mon IPhone et je la garde en favoris comme ça une fois j’ai un projet ou une vidéo à réaliser je retourne à mes favoris et je choisis le lieu qui corresponds.

Je n’ai pas un style précis parce que je peux faire de la photo street comme je peux faire des photos portrait mais ce que j’aime le plus c’est les photos sur scène, des photos assez drôles entre artistes ,d’un artiste quand il raconte une anecdote à autre artiste et ça part en fou rire j’aime bien capturer ce genre de moment. 

L’icône. One woman show © Guessous
Mosque Hassan II © Guessous

Twichiyaa un concept pas comme les autres avec une toute nouvelle dimension .Parlez nous de ce projet, de votre touche personnelle et de votre côté innovant que vous avez ajoutez à cette culture. Qui sont les gens derrière ce projet ?

Au Maroc il n’y as pas de fashion film ni de personnes qui s’intéressent à ce domaine assez urbain, Twichiyaa est là d’abord pour faire des fashion films surtout avec une touche marocaine , on vise toujours des artistes que ça soit des danseurs, chanteurs, des rappeurs, on a crée à travers un pôle rap une playlist avec des émissions qui s’intéressent aux jeunes talents à travers »track fsa3a » une émission qui consistent à faire un son en une heure.

Ma touche personnelle est de montrer le Maroc et sa beauté, montrer que les marocains sont stylés, les marocains sont des artistes et de montrer leur talents que ça soit dans le montage ou par les plans dans nos vidéos.

Alors ce projet est mené par moi le fondateur et mon ami Messaoudi le co-fondateur, d’ailleurs 2021 s’annonce avec de nouvelles projet pour nous et pour Twichiyaa.

Une des réalisations videos par Twichiyaa

Quels sont vos meilleurs réalisations? Comment vous définissez votre travail ? Et quels sont vos objectifs , domaine dont lequel progresser?

Déjà j’ai un coup de coeur pour le premier épisode de Twichiyaa qui s’appelle « Moutaradat l’ahlam fi Ribat «  il y’a une autre vidéo qui s’appelle « Moroccan Artist » en attendant la suite parce que j’ai encore des vidéos en montage et qu’ils sont meilleurs que celles que je viens de citer mais on va toujours pas les voir ça sera pour 2021.

Je dirais pas que mon travail est parfait mais en progression, je peux dire que la vidéo que j’ai réalisé en mai 2019 est moins bonne que celle que j’ai réalisé en avril 2019.

Mon objectif prochain c’est de décrocher un rôle que ça soit dans un film ou une série parce que le cinéma et « l’acting « m’intriguent vraiment beaucoup et j’espère qu’un réalisateur m’appelle dans pas longtemps.

Episode  » Moroccan Artist  » © Guessous

Quel est votre message au débutants qui aimeraient suivre la même voie et parcours que vous ?

Mon conseil au jeunes d’aujourd’hui est de faire en sorte que ton nom existe parmi les autres noms ,ne lâchez rien , peu importe ce qu’il va se passer et ce que tu vas rencontrer.

Durant mon expérience je suis passé par plusieurs étapes avant d’arriver à ce mini succès, moi aussi j’ai fauté et même j’ai dû laisser tomber pendant 2 mois et c’était les pires mois de ma vie je les ai regretter du coup ne lâcher jamais.

Wiam Elabdi

This is Wiam El abdi, a journalism student at Ilcs. I am currently a blogger, content provider and a web editor on Dialna.net .📹📰 Before being part of the ILCS family, I held a scientific diploma... however I can recall that I have always been passionate about writing life-related articles or essays about my personal life, society, happiness and friends... Besides, when I started studying journalism, I discoverd myriad lessons and realized I can go farther... I learnt how to investigate and collect information about politics, society, culure... and share it with my audience and let them know what is happening in the world at large. Eventually, without my parents' support, I would not be what I am right now, they are the ones who encouraged me to apply for journalism, and gave me the push I needed to pursue my dream. 🙏