Istanbul, où les chats sont des pachas

Istanbul, une ville touristique qui compte 15 millions de stambouliotes et une centaine milliers de chats considérés comme des résidents à part entière.

Elle était considérée comme l’ancienne capitale de la Turquie, d’où sa position stratégique qui la rend un pont entre l’Asie et L’Europe à travers le Bosphore, nommée aussi « capitale des sultans » où  les chats étaient des pachas, ce qui est toujours le cas jusqu’à aujourd’hui .

 Selon la spécialiste en aromathérapie , la laborantine technicienne vétérinaire et la fondatrice de cats of Istanbul (un compte Instagram) Rana Babaç Çelebi l’histoire de la présence des chats dans cette ville remonte à 10000 ans, où les premiers chats sont arrivés à cette ville du Moyen orient et d’Egypte  à bord des navires de guerres et des navires marchands.

A cette époque, il n’existait que les maisons en bois, donc les habitants n’avaient pas la possibilité de conserver leur nourriture à l’abri des rongeurs , d’où ces derniers étaient porteurs d’épidémies.

Alors avoir des chats était une façon pour se protéger contre la peste et les autres maladies.

Témoignages des stambouliotes

Afin de se mettre à la place des stambouliotes et en savoir plus sur leur quotidien en compagnie des chats de la ville, on a eu les témoignages de kacim qui est un homme dans les cinquantaines, travaille comme grossiste de légumes et président de la coopérative maraîchère.

Kacim héberge plus que 20 chats qui prennent son entrepôt comme domicile fixe.

Le matin je m’occupe d’eux d’abord et après de gens qui sont sous ma responsabilité, au point que je viens même parfois les rendre visite en vacances quand je me sens mal

Puis on a contacté sa fille Irem, âgée de 26 ans, qui travaille comme vétérinaire et qui  partage le même amour que son père.

Père et fille collaborent pour nourrir les chats, prendre soin d’eux et même les soigner dans la clinique vétérinaire d’Irem qui s’occupe d’une

partie de ces patients gratuitement en stérilisant quelques-uns aussi afin de contrôler les naissances de ces félins dans la ville.

 Finalement, Halil, un étudiant en ingénierie nous a affirmé le suivant :

Je suis né et j’ai grandi à Istanbul pendant 21 ans, ici voir des chats et des chiens qui marchent dans la rue est une chose complètement normal pour moi

Selon le jeune étudiant, cet amour envers les chats de la part des habitants natals a été hérédité génération après génération.

 Il a appris à aimer les chats et prendre soin d’eux dès son jeune âge, ce qui est le cas pour tous les stambouliotes.

Ici à Istanbul, tout le monde prend soin des chats non seulement ceux qui les gardent à leur domicile comme animal de compagnie, mais aussi les gens dans la rue, les marchands, les propriétaires de cafés et restaurants jusqu’aux touristes même qui leur donnent  à manger et boire ou leur  laissent de la nourriture et de l’eau devant leur portail

Halil

Il a même affirmé qu’il a été surpris au moment  de son arrivée au Pays bas pour son semestre d’échange par rapport à l’absence des chats et chiens dans les rues hollandaises.

 ça était bizarre pour moi de ne pas pouvoir rencontrer ces animaux chaque matin en allant à l’université

Les associations de protection animale et les caravanes de soins

Chaque municipalité à Constantinople possède  une fondation dédiée à l’aide et aux soins des chats et des chiens de la rue.

Au cas où une personne voit un chat blessé ou en danger, elle peut appeler la municipalité en précisant l’adresse et l’association concernée s’en prendra en charge. 

La mairie de la ville est au petit soin des chats, depuis 2018 elle a consacré à ses félins  une clinique vétérinaire déambulante en faisant le tour des différents quartiers d’Istanbul.

Sans oublier les vétérinaires bénévoles qui soignent les chats gratuitement et s’engagent dans la protection animale de ces espèces qui existent depuis des siècles.

Qu’en est -il du cas du Maroc ?

Nationalement, beaucoup d’associations prennent en charge la protection et le soin des chats et chiens de la rue avec l’aide de nombreux bénévoles et les amoureux de ces animaux.

Mais malheureusement, ces objectifs ne sont pas complètement atteints à cause de la  maltraitance qui continue de  la part de quelques individus vis- à-vis de ces espèces innocentes.

D’ailleurs c’est ce qui s’est passé au sein de l’association” Comme chiens et chats Maroc ”.

Selon sa présidente Hind Moustaghfir, en reportage avec le site d’information « le 360 » elle a affirmé que durant le 6 Mai 2019 un jeune homme est venu au siège de l’association en compagnie de son chien pour attaquer les chats, la responsable s’est protesté et lui a interdit d’entrer.

Mais le jeune a insisté et a cassé même les vitres en harcelant et menaçant la dame , la femme a eu le reflex directement pour appeler la police pour intervenir, mais malheureusement ce n’était pas le cas.

Dans l’ensemble  de 60 animaux, une quarantaine de chats sont morts après cet incident, les autres ont pu s’enfui

Madame Hind

Selon elle, cet acte criminel ne concernait pas seulement les bénévoles et les animoureux ( les amoureux d’animaux), mais il s’agit bien d’une affaire nationale qui concerne tous les marocains pour défendre cette cause de défense des droits des animaux.

 A votre  avis, ce type  d’incidents est-il dû au manque de prise de conscience collective, d’absence d’engagement des citoyens dans le travail associatif au bénéfice des animaux, ou bien dû au silence de la loi marocaine par rapport à l’application des sanctions précisées sur les articles du code pénal concernant la maltraitance des animaux? 

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Aya Bhilat

My name is Aya Bhilat, an Ilcs student majoring in journalism and communication for my Bachelor's degree. I'm an editor in the school magazine and also a web editor on Dialna.net. I started writing when I was 13 years old by writing short articles about documentaries and TV programs that I used to watch by that time, and sometimes just for fun through expressing myself and talking about the topics that concerned me in that period(sports, international matters, culture, music and environment) One day I decided to share one of my articles with my dad and my philosophy teacher that was amazed with my writing style and gave me golden advice by telling me that I certainly should be a journalist in the future. 2 years after I graduated from high school, I finally followed my teenage dream and the passion that I enjoy doing. And today, I'm very glad and grateful that I belong to our family team and to share my articles with a larger audience.